Yukine de Noragami: l’éternel apprentissage

Yukine

J’ai souvenir qu’à l’époque où j’ai commencé les mangas, je dévorais tout ce qui y ressemblait de près ou de loin (je peux vous assurer d’ailleurs que j’ai vu des choses dont la lecture m’a laissé un arrière goût des plus amères…). Je serai d’ailleurs bien incapable de vous donnez un nombre, même approximatif, du nombre de série que j’ai pu parcourir. Mais cette ère de candeur et de découverte étant bien loin derrière moi, je suis devenue très difficile dans le choix de mes lectures. Autant vous dire que je suis du coup bien loin d’être au taquet à propos des sorties récentes. Kriza deviendrait elle difficile ? Peut-être un peu… et pourtant il y a bien une série qui a su passer avec brio les tests d’entrée du Panthéon de mes petits chouchous. Le titre de l’article a déjà brisé le suspense depuis le début mais introduisons nous au cœur du sujet, parlons de Noragami.

J’ai découvert Noragami grâce à la saison 1 de l’anime que l’on m’a chaudement recommandé (même si dans ce cas on était pas bien loin du harcèlement.. ) en me faisant miroiter sous les yeux un opening prenant et dynamique (oui j’ai tendance à juger les animes sur leurs opening… c’pas toujours une bonne habitude, on en reparlera) et une animation très prometteuse (faut dire, il a été fait par les studios Bones qui ont réalisé entre autres les animes de Fullmetal Alchemist… j’dis ça moi j’dis rien.). Résultat des courses : une véritable petite bombe qui m’a conduite à surveiller la sortie en tome du manga.
Et là c’est le nirvana : mise en scène sublime, dessin jouissif… un vrai petit bonheur à consommer sans modération.

Ah… et vous ai-je dis que la trame narrative est prenante, originale et bien ficelée ? Non ? Eh bien venons en au fait.

Noragami nous conte les (més)aventures de Yato, une divinité à l’apparence pouilleuse méconnue de tous . Dépourvu de sanctuaire et de croyant, Yato est totalement obsédé par l’idée de palier à son impopularité. Mais, étant particulièrement retors, le dieu anonyme n’hésite pas à abuser des méthodes les plus discutables afin d’agrandir le cercle quasi inexistant de son propre culte. Sur son chemin il se verra souvent confronté aux Ayakashi, créatures invisibles aux êtres humains qui naissent des pensées négatives de ces derniers.
Les codes classiques du shônen ainsi que ceux de la tradition shintoïste se rencontrent en une alchimie plutôt efficace.
Une idée de base plutôt solide certes, mais qu’en est il des personnages ?
Aucune fausse note de ce côté non plus. Si le personnage de Yato est terriblement attachant, il en est de même avec les autres personnages qui l’entourent dans son parcours. Et c’est là que se trouve mon petit préféré, j’ai nommé Yukine.

Yukine est ce que l’on appelle le « shinki » de Yato. Les shinki sont nés de l’âme de défunts que les divinités rebaptisent et s’approprient afin d’en faire des compagnons face au combat contre les Ayakashi. Si sous sa forme de shinki Yukine (alors appelé « Sekki ») prend l’apparence d’une épée, il apparaît comme étant un adolescent de 14 ans et possède un caractère… plutôt adapté au stéréotype que l’on peut se faire d’un garçon de cet âge.
En effet, Yukine est colérique, insolent, capricieux, égoïste, de plus son statut de fantôme lui donne le sentiment d’être au dessus des lois. Prisonnier d’une crise d’ado éternelle, il semble décidé à se venger face à la fatalité de la perte d’une vie dont il n’a jamais pu connaître l’évolution. Témoin du prix que Yato aura à payer pour ses écarts de conduite, Yukine ne s’en montrera pas plus touché, ne cherchant qu’un moyen d’évacuer sa frustration. En bref, il est l’archétype même du « petit con ».

Cependant, Noragami aurait il été un manga qui aurait autant attiré mon attention si l’un des protagonistes s’était montré aussi lisse ? Evidemment que non.

Yukine pense, expérimente et agit comme un enfant de 14 ans. Un enfant qui a conscience d’être condamné à garder cette apparence ad vitam aeternam tout autant que d’être privé du repos éternel, se permettant donc un bénéfice de la jeunesse tout aussi limitless.
Mais qu’en serait-il si Yukine mettait à profit cette éternité pour profiter d’une évolution sans fin ? Eh bien ça donnerait Noragami.
Au côté de Yato, Yukine apprend, se remet en question, découvre, fait la part des choses, fait des rencontres… bref, il mûrit tout simplement. Voir ce jeune esprit accepter sa fatalité, évoluer avec les faits et grandir au sein de sa vie post mortem a quelque chose de très humain et de très rafraîchissant.

Adachitoka, le binôme à l’origine de Noragami, nous montre avec intelligence comment les décisions prises dans une période de trouble peuvent avoir de grave répercussion sur un entourage qui ne veut que notre bien mais également sur nous même. Et comme l’eu dit le grand Albus Dumbledore, il arrive toujours un moment, où nous nous devons de choisir entre « le bien et la facilité » (oui, j’aime pouvoir citer du HP).

Pour finir, plutôt que de commenter la scène qui m’a amené à faire cette illustration, je préfère chaudement vous encourager à aller découvrir l’anime et le manga de Noragami, car c’est vraiment un petit bijou qui a su totalement me faire oublier mes exigences.

Et puis l’idée d’avoir un compagnon qui se change en arme m’a toujours faite rêver, pas vous ? °^°

strip Noragami

 

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