Never Surrender Chapitre 1: Nothing & Nowhere

Bonsoir à tous et à toutes ! Un petit article pour vous parler du chapitre 1 de mon tout premier projet de série : Never Surrender. Cependant avant toute chose, je vous invite (tout du moins si la lecture de cet article vous intéresse vraiment) à faire connaissance avec le dit chapitre si ce n’est pas encore fait en cliquant sur ce smiley censé représenter une paire de ciseaux, mais moi j’y vois plutôt un canard de profil qui pleure à grosses gouttes (aucun rapport avec la choucroute me direz vous, mais j’trouve ça rigolo) :

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Passons dès à présent au vif d’or du sujet. Never Surrender (dont le titre est directement inspiré d’une chanson de Skillet que j’affectionne énormément) était à la base mon projet de fin de troisième année. Il avait donc pour but de prouver qu’en fin de formation j’avais acquis assez d’habilité en terme de scénario et de dessin (même si je suis encore très peu satisfaite de ce côté, mais pour prendre un langage qui parlera aux plus geeks, je ne désespère pas de level up, je farm afin d’acquérir un max de XP !) pour pouvoir lancer un projet de série.
J’avais donc de base avec Never Surrender une approche très scolaire, voir même impersonnelle, cherchant davantage à parvenir à un résultat cohérent qu’à un résultat qui me plaise un minimum… mettant de côté le fait que l’un n’empêchait pas l’autre. C’est seulement une fois les bases fixées et les premiers pas patauds du scénario exécutés qu’une voix m’a effleuré l’esprit (sûrement Berlioz, il lui arrive d’être positif) : « Hey mais… c’est plutôt sympa cette affaire en fait tu trouves pas ? ». Une pensée confirmée par mon professeur qui a rapidement donné son aval pour le synopsis du projet entier. Arriva donc le moment où je finis par me dire « Bon ben, let’s go ».

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Never Surrender évolue dans l’Empire de Parnassius, un continent où autoritarisme et ségrégation font loi dans un monde inspiré du 19ème siècle étatsunien. Deux espèces humanoïdes en composent la population : les Humains, mais également les Sylvaniens. Ces derniers, créatures pourvues d’oreilles à la fourrure foisonnante et d’un appendice caudal (d’une queue quoi) assortis à leur chevelure, se voient victime de l’asservissement des humains depuis la colonisation de leur terre un demi millénaire plus tôt.
Afin de conserver la suprématie de leur position sur leurs esclaves, le régime politique n’accorde aux Sylvaniens pas plus de droit civil qu’à un poivrier, autorisant quiconque possédant un Sylvanien de jouir d’un droit de vie et de mort sur son « bien ». Les Sylvaniens ne profitent ainsi d’aucun droit comme dit plus tôt, et de par ce fait d’aucune liberté ni d’aucun privilège ; sauf si ces derniers leurs sont autorisés.

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Oui j’ai écrit « désertation » au lieu de « désertion »… mea culpa.

Ainsi, si certains Sylvaniens se saignent dans les mines de charbon, les champs de céréales ou les plantations d’arbres fruitiers, d’autres  eux sont communément appelés « les Sylvaniens de compagnie ». Ces « élus » triés sur le volet peuvent faire office de gouvernante ou de majordome, ou parfois simplement de compagnon de sortie (dans les familles aisées, sortir en ville avec son Sylvanien de compagnie est signe de la prospérité des affaires familiales et est donc socialement très bien vu. En revanche être entouré de plusieurs Sylvaniens de compagnie peut paraître très exubérant).
Les Sylvaniens de compagnie sont en général choisis selon leur critère physique et sont les seuls de leur espèce à pouvoir régulièrement jouir d’une hygiène de vie correcte ainsi que de soins médicaux. C’est pour cette raison que le physique atypique de Destiany fait jaser les amies de Mylène ainsi que leur Sylvanien. Salica quant à lui, en plus de son apparence plaisante, sait se tenir en public, est bien vêtu et s’exprime de manière soutenue ce qui fait de lui un excellent Sylvanien de compagnie, surtout pour un homme politique dont la carrière pourrait souffrir de la présence d’un compagnon mal éduqué.

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Si la majorité des Sylvaniens de compagnie semble au final trouver leur compte dans cet asservissement, toute l’espèce ne semble pas de cet avis. Du refus d’obéissance le plus timide jusqu’au soulèvement le plus organisé en passant par les mille et un essais de désertion, les tentatives se suivent, se ressemblent, et échouent. Les rebelles finissent tantôt mis à mort par leur propre propriétaire, parfois par l’armée qui a su faire de la chasse aux Sylvaniens son activité de prédilection. Comme vu dans le chapitre 1, il arrive également que certains fauteurs de trouble soit emprisonnés et lâchés dans les jeux de l’arène, sorte de Colisée de Rome made in Parnassius destinés à distraire le peuple. En bref, on y attend les prochains jeux comme certains attendent la finale de Secret Story.

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Dans ce système à la mécanique si bien construite vient pourtant se greffer une troisième espèce qui vint vite compliquer la simplicité hiérarchique des espèces imposée par les Humains. En effet, bien que très rares (car en général tués à la naissance), les hybrides Humain/Sylvanien vinrent malgré eux mettre leur grain de sel dans l’ordre des choses. Mis au même rang que les Sylvaniens, les hybrides ont rarement le plaisir de pouvoir sympathiser avec les autres esclaves, ces derniers ayant grand mal à faire abstraction de la demi humanité présente en ce demi confrère. Du côté humain, il est souvent perçu comme un lourd secret honteux de famille que d’avoir vu naître un hybride dans son foyer. Mais comme pour toute chose, la rareté attise la curiosité, et certains Humains voient l’existence des Hybrides avec un œil presque amusé, même si en général ils préfèrent de loin en voir un chez leur voisin que chez eux. En clair, entre deux maux autant souffrir du moindre, il vaut mieux naître 100% Sylvanien qu’à demi.

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Sur ce j’espère que ce petit article vous a plus ! Pour cette fois, je me suis uniquement concentrée sur les rapports entre Humain et Sylvanien puisque c’est ce que j’ai choisi de mettre en avant dans le premier chapitre. Je n’ai pas fais mention de certains éléments car ils n’ont été que brièvement évoqués et je n’aurais au final exécuter qu’une paraphrase de ce qui a déjà été dit dans les planches.
Je suis vraiment ravie des retours que j’ai eu et j’espère que la suite (pas encore de date de sortie définie, mais je suis déjà en train de travailler la partie scénarisée) vous satisfera. Merci encore à tous et à toutes pour votre soutien et si parmi vous certains se rendent à Art to Play ce week-end, je vous dis à dans quelques jours !

NS 1

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La fin d’un commencement, le début d’un avenir?

Comme je l’avais annoncé sur les réseaux sociaux, j’ai déserté le blog un petit moment histoire de pouvoir tenter de gérer les divers projets auxquelles je me trouvais mêlée. Maintenant que je vois un peu plus clair dans ce sac de nœud plutôt prometteur, je vous annonce avec une allégresse non dissimulée que pendant ma brève retraite, j’ai officiellement été diplômée par l’école A.A.A pour avoir terminé avec succès le cursus de formation de mangaka !

Alors certes, c’est certainement pas ce bout de papier qui fait de moi une authentique mangaka. Je le reconnais, c’est pas cette feuille volante qui m’ouvrira la porte de n’importe quelle maison d’édition. Et oui si j’me retrouve au chôm’du c’est pas ça qui va me sortir d’affaire mais… J’ai envie de dire Alea jacta est (« le sort en est jeté » au cas où il y en a parmi vous qui n’ont pas lu Astérix quand ils étaient marmots).
Même si ma situation actuelle n’est pas encore tout à fait stable, j’ai enfin trouvé ce qui me faisait défaut jusqu’à présent. J’ai maintenant des projets qui tiennent la route, de la reconnaissance de la part des quelques structures pour qui j’ai travaillé en tant qu’intervenante (j’apprends à des p’tits piou piou à dessiner des mangas, et franchement ça donne la banane quand un gamin vient te remercier avec le regard pétillant à la fin de l’atelier) et surtout, j’ai le désir d’aller de l’avant.

En effet, cette école ne m’a pas seulement appris à tracer des cases et à les remplir. Elle m’a amené à donner de la consistance à mes ambitions et à croire en elles. De rendre envisageable les rêves d’adolescent abstraits, à transformer les « pourquoi pas » en « évidemment ». Cette formation m’a permis de ressusciter une croyance que je pensais enterrée depuis longtemps, la croyance de l’existence de mon potentiel.

Alors oui, je sors de ces 3 ans de formation avec encore bien des lacunes, et beaucoup me tiendront sûrement en guise de discours : « Mais si tu n’as pas encore le niveau digne des mangakas professionnels, n’as tu pas l’impression d’avoir perdu 3 ans de ta vie là bas ? Ne penses tu pas que tu aurais mieux fait d’aller toquer à la porte d’une autre école ? ». A ces personnes, je conseillerai seulement de reprendre la lecture depuis le début de l’article et de faire l’effort de se montrer plus attentif.

Voilà, je me retrouve à présent à troquer mes niaises rêveries contre un fort désir de tenter l’aventure à laquelle j’ai été préparé. Et comme je l’ai promis à l’une de mes senpai, il est hors de question que je ne me perde en route.

Je tenais au passage à remercier tout les élèves de l’AAA avec qui j’ai vécu ce voyage initiatique ! Au delà des deadlines serrées et des passages au tableau angoissants, je me rappelerai des MacDo un peu trop omniprésents, des parties de Loup-garou à ne plus en finir et de la raclée que j’vous ai foutu au lazer game (sans rancune °^°/).
Et je remercie également Kaori Yoshikawa, sans qui je serais encore perdue à l’heure où j’écris ces mots.

remise diplôme