Colère: l’éveil de la Bête

Colère

Bon, alors je pense que c’est important que je le précise, mais je n’ai pas présentés les articles dans l’ordre de la mise à bas des illustrations. J’ai décidé de leur ordre de passage par rapport à la popularité de chacun sur FaceBook, allant de celui ayant remporté le moins de suffrage à celui qui est arrivé favori. Et le grand vainqueur de la compétition fût Colère, et j’avoue avoir moi même un faible pour lui, faible que j’ai ressenti avant même de le créer.
Je m’explique, Colère est le péché que j’attendais le plus. Je trouve qu’avec Envie il s’agit du péché le plus naturel, le plus humain, un péché que nous possédons tous même si c’est de manière latente. Bref, il s’agit pour moi d’un péché « honnête », et c’est ce paradoxe qui me plaît en lui. Ainsi mon ambition pour Colère était assez différente par rapport aux autres illustrations : je ne voulais pas me contenter de dessiner quelqu’un pris d’un excès de rage… je voulais dessiner la Colère même.

Réfléchissez, vous avez forcément dû le ressentir au moins une fois, ce sentiment qui s’étend en vous tel un venin, escaladant lentement votre colonne vertébrale pour petit à petit venir s’immiscer dans votre tête, faisant perdre le contrôle de vos sens à la raison… Vous le voyez ? Vous le sentez ? Le sentiment d’avoir ouvert votre propre boîte de Pandore ? Le fait de découvrir vos démons sous-jacent ? C’est bon ? Vous y êtes ? Ok très bien, éloignez vous de tout objet fragile et/ou précieux et ne perdez pas cet état d’esprit, car c’est précisément celui la que je voulais représenter !

Pour moi c’est ce sentiment d’ascension de la rage et de régression de la lucidité qui est intéressant à traiter chez la Colère, ce crescendo de l’agacement innocent jusqu’à l’irruption de la fureur la plus incontrôlable qui sera la causalité de potentiel futurs dégâts ( voir regrets ). Vous vous souvenez des démons dont je parlais plus haut ? Et bien j’ai décidé de donner vie à la métaphore en les faisant surgir de l’ombre de la protagoniste de mon illustration. Enfin petite correction : plus que de surgir de l’ombre, ILS SONT L’OMBRE de la jeune fille. Ils font partis d’elle, ils ont toujours été en elle, ils ont juste été libérés par la perte de self control de leur hôtesse, grandissant jusqu’à devenir assez titanesque pour pouvoir la dévorer jusqu’au plus profond de son âme. La furieuse est à présent libre de pleinement déchaîner sa fureur ( comme le prouve les chaînes brisées qu’elle porte aux poignet s) mais le tribut à payer pour cela est bien lourd: car la voici à présent jetée en pâture à ses impulsions, les effets de son emportement s’étendant autour d’elle telle une toile d’araignée. Et on peut voir aux égratignures sur le corps de la jeune fille qu’elle a déjà commencé à payer le prix fort de son propre courroux.

Décidément, entre Orgueil et Colère, mes articles sont en ce moment assez pesant à lire ( j’ai d’ailleurs écris cet article avec des petites musiques toutes meugnonnes en arrière plan car ça devenait un peu glauque à la longue… )… Bon un petit point technique : vous vous rappelez les petits diablotins d’Envie ? Et bien c’est grâce à eux que j’ai eu l’idée de la composition de Colère ! En effet les démons pullulants n’ont pas été dessinés mais littéralement gribouillés. J’ai voulu qu’ils soit composés d’un trait brut et nerveux, comme s’il venait d’un autre monde, qu’ils n’appartenaient pas à notre dimension, accentuant la sensation de malaise. Non seulement ça a bien marché, mais en plus c’était bien amusant à faire !
Et vu que je trouvais le dessin pas assez lugubre comme ça ( tout va bien dans ma tête, Berlioz peut en témoigner ! ) j’ai entièrement recouverte l’illustration de trame, et à l’aide d’un cutter j’ai gratté l’éclat/toile d’araignée sur le mur, les yeux des démons ainsi que la lumière venant sur le personnage… J’ai trouvé ainsi le fracas plus fracassant ( oui bon, j’peux pas dire que des choses pertinentes et intelligentes excusez moi… ) et les démons plus menaçants.

En toute sincérité, je ne vous ai pas tout dis à propos de cette illustration, et d’ailleurs si vous aussi vous avez une analyse sur le sujet de la Colère je serais bien curieuse de la connaître ! Par ailleurs, c’est le seul dessin de la série que j’ai davantage réalisé avec mes nerfs qu’avec ma tête ( le brouillon qui a servi de modèle était d’ailleurs très peu détaillé contrairement aux 6 autres péchés ), ce dessin c’est énormément fait à l’instinct, et je pense que le trait agressif de la Colère montante en est le parfait témoin.

Et histoire de vous quitter sur une petite note de légèreté ( car je vous accorde que cette analyse ne respirait pas la joie de vivre <_< ) , je le reconnais sans honte : j’adore gribouiller ! Rien de tel pour se détendre ( et un nouveau paradoxe… dessiner de manière nerveuse pour destresser… cherchez l’erreur!).

chibicolère

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